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Growth Hacker : Missions, Salaire, TJM

Publié le 11/03/2025

Dans un environnement numérique de plus en plus compétitif, le travail du growth hacker tend à devenir indispensable. Si son expertise était jusqu’à présent réservée aux startups et aux entreprises en phase de lancement, son rôle semble néanmoins s’étendre peu à peu. Trois tendances actuelles expliquent ce succès : la rapide dématérialisation de nombreuses activités, l’importance croissante du Web dans la réputation des sociétés et le développement exponentiel du nombre des entreprises dédiées au digital.

Se renseigner sur ce métier en pleine expansion paraît ainsi naturel pour toute entreprise souhaitant maintenir sa compétitivité, et pour tout travailleur désirant trouver un emploi d’avenir.

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Le growth hacker en bref

Le growth hacking vise à favoriser la croissance rapide d’une entreprise. Cette croissance passe par l’optimisation des conversions, l’expérimentation marketing et l’exploitation des canaux numériques. Le professionnel qui s’y emploie cherche à maximiser les résultats avec peu de moyens financiers, utilisant pour y parvenir des techniques innovantes.

À retenir sur le growth hacker

  • Le rôle du growth hacker est d’accélérer la croissance de l’entreprise de façon simple et peu coûteuse ;
  • Il possède des compétences polyvalentes, allant du SEO (Search Engine Optimization) aux stratégies marketing, en passant par l’analyse de données et l’automatisation des processus ;
  • Il est capable d’apprendre seul et d’adapter ses compétences à chaque situation ;
  • Les projets sur lesquels il travaille peuvent être de courte durée (une journée, une semaine, un mois) ou s’intégrer dans une stratégie à long terme ;
  • La multiplication des entreprises d’e-services et l’importance croissante du numérique dans le marketing font du growth hacking un métier d’avenir et un levier stratégique d’importance capitale pour les entreprises.

Définition du métier de growth hacker

Le growth hacker est un professionnel expert en stratégie digitale. Il cherche à identifier et à mettre en œuvre des solutions innovantes et adaptées à la situation de son entreprise afin de doper la croissance de celle-ci.

Il travaille essentiellement dans le domaine numérique à travers les différents canaux existants. Il se sert de ceux-ci pour promouvoir l’entreprise et ses produits. Il étudie en conséquence les besoins de l’entreprise, sa réputation et ses données clients, et il détermine une stratégie globale pour atteindre son objectif dans un temps court et avec des moyens financiers limités.

Il collabore étroitement avec plusieurs professionnels :

Son travail le rapproche par ailleurs d’autres spécialistes, comme le consultant SEO ou le consultant SEA.

Quelles sont les missions du growth hacker?

Afin de réaliser ses objectifs, il remplit différentes tâches bien distinctes :

  • Étude de l’e-réputation de l’entreprise et des données clients : il collecte des informations sur le comportement des utilisateurs afin de décider des actions à mener ;
  • Analyse du trafic du site : il examine les statistiques afin d’identifier les pages performantes et détecter les points faibles ;
  • Détermination des canaux de communication digitale les plus appropriés pour transmettre le message : il choisit les moyens les plus adaptés, parmi les réseaux sociaux, le SEO, le SEA (Search Engine Advertising), et l’e-mailing pour atteindre le public plus efficacement ;
  • Détermination de la stratégie et des techniques pour accroître le nombre de clients : il met en œuvre des campagnes innovantes pour attirer l’attention des prospects et faciliter leur acquisition ;
  • Optimisation du référencement pour les moteurs de recherche : il améliore la visibilité du site et la conversation des vues en actions ;
  • Perfectionnement de l’expérience clientet fidélisation : il améliore la fluidité de la navigation, ainsi que la personnalisation et la satisfaction globale afin de créer un engagement et un lien fort entre les utilisateurs et l’entreprise.

Quelles compétences ?

Ces différents domaines d’intervention impliquent des compétences variées et polyvalentes, les plus importantes étant :

  • La maîtrise du content marketing ;
  • Une qualité de rédaction irréprochable et adaptée à des publics divers ;
  • La capacité à utiliser le SEO ;
  • La connaissance des langages de programmation (HTML, CSS ou Python) ;
  • La maîtrise des techniques de webmarketing et de communication numérique ;
  • L’utilisation d’outils d’analyse de données et de gestion de contenu ;
  • Des connaissances en design UX/UI ;
  • La capacité à automatiser les processus.

En outre, il doit faire preuve de qualités personnelles :

  • Autonomie ;
  • Polyvalence ;
  • Créativité ;
  • Souplesse ;
  • Esprit analytique ;
  • Curiosité.

Les outils du growth hacker

Chacune des missions liées aux métiers du growth hacking suppose l’utilisation d’outils spécifiques. Il est ainsi indispensable de maîtriser les applications d’analyse de données telles que Google Analytics, Tag Manager, et Hotjar.

De la même façon, les growth hackers ont besoin quotidiennement des CMS (Content Management System) pour concevoir et gérer les sites web. Il peut s’agir de Wordpress, Webflow ou Shopify.

Les CRM (Customer Relationship Management) aident le professionnel à organiser ses relations clients. Les plus connus restent les logiciels Hubspot et Pipedrive.

L’automatisation des tâches et le scraping nécessitent également la connaissance d’outils dédiés, comme Automation et Zapier. Il est aussi indispensable de se servir d’outils de scraping pour automatiser l’extraction de données.

En outre, les actions plus spécifiques (emailing, SEO, SEA) disposent de leurs propres applications. Pour l'emailing, Lemlist, Mailjet ou Waalaxy permettent de concevoir, de programmer et d'analyser des campagnes. Pour le SEO, des solutions comme SEMrush, Ahrefs ou Google Search Console sont utilisées pour optimiser les mots-clés, surveiller la concurrence et analyser la performance des contenus. PAID ADS est une référence concernant le SEA et englobe plusieurs applications (Google Ads, Microsoft Advertising et Facebook Ads).

La connaissance des logiciels de design est également importante. Il est alors possible de se concentrer sur des produits comme Adobe Creative Cloud et Canva. Enfin, les outils de soft data tels que Typeform offrent des solutions intéressantes pour collecter des informations et mesurer l’engagement et la satisfaction des clients.

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Le growth hacker freelance

Pourquoi devenir growth hacker freelance ?

Le growth hacking, en raison de l’utilisation du digital comme univers principal, se prête particulièrement bien à la pratique freelance.

Il est alors possible de travailler à distance, depuis son domicile, en utilisant des logiciels dédiés pour communiquer avec ses clients. Les coûts d’investissement et de fonctionnement restent minimes et le revenu engendré par l’activité peut dépasser celle d’un salarié.

Comment trouver des missions de growth hacker freelance?

Si les grandes sociétés possèdent en général leur propre service dédié au growth hacking, les petites et moyennes entreprises ont plutôt tendance à avoir recours à des growth hackers indépendants.

C’est particulièrement le cas des startups qui cherchent à attirer rapidement des utilisateurs et des PME (Petites et Moyennes Entreprises) qui ont besoin d’une bonne visibilité en ligne. Les sociétés du secteur digital, les agences de marketing et les entreprises B2B ou B2C font également appel à ce type de service.

Pour débuter dans le métier, il est néanmoins conseillé de se tourner vers les plateformes consacrées au freelancing, notamment Freelance Informatique. De nombreuses entreprises à la recherche d’indépendants visitent ces sites pour trouver la perle rare.

La présence sur le Web, et notamment Linkedln, est bien sûr indispensable. Enfin, rien n’empêche le growth hacker d’utiliser les techniques de développement qu’il maîtrise pour accroître son portefeuille de clients.

Quel TJM pour un growth hacker freelance ?

Sa rémunération dépend de son expérience et de sa capacité à trouver des clients. Néanmoins, on estime le Taux Journalier Moyen (TJM) d’un growth hacker à 550 € environ.

Avantages et inconvénients

Liberté, autonomie, sensation de se réaliser ou possibilité de choisir les projets : le statut d’indépendant présente bien des avantages, qui ont toutefois leur contrepartie. Le freelance est en effet soumis à une variation considérable de ses revenus en fonction des mois, une insécurité financière qui suppose une excellente organisation.

En outre, il doit faire preuve de constance et de rigueur dans son travail, les distractions étant parfois nombreuses dans l’environnement familial.

Quelle formation ?

Il n’existe pas de formation de growth hacking diplômante. Pour s’intégrer dans le monde professionnel, il est toutefois recommandé de disposer d’un Master généraliste en marketing, informatique ou école de commerce.

Les growth hackers sont donc avant tout des autodidactes qui apprennent de leur propre expérience. Néanmoins, des formations en ligne de quelques heures permettent de se familiariser avec les concepts clés et les outils (dispensées par l’Emlyon Business School, par exemple).

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Quel est le salaire du growth hacker ?

Le salaire annuel d’un salarié débutant tourne autour de 32 000 €, tandis que celui d’un freelance se rapproche plutôt des 38 000 €. Un professionnel expérimenté peut espérer gagner aux alentours de 65 000 € par an.

Les secteurs d'activité du growth hacker

Il travaille principalement dans les secteurs suivants :

  • Technologie et startups ;
  • E-commerce ;
  • Médias et contenus ;
  • Technologies de la santé ;
  • Jeux vidéo ;
  • Services de formation en ligne ;
  • Finance numérique ;
  • Streaming et événementiel en direct.

Les métiers associés

Plusieurs métiers se rapprochent de celui de growth hacker, tels que le traffic manager , le responsable acquisition et le SEM Manager.

Les évolutions de carrières

Après quelques années en tant que growth hacker, un salarié peut espérer obtenir les postes suivants :

  • Chef de projet digital : il prend alors en charge la direction de projets complexes de croissance ;
  • Responsable marketing digital : il supervise une équipe dans l’élaboration de stratégies de marketing numérique ;
  • Directeur marketing : réservé à des growth hackers expérimentés, ce poste vise à piloter l’ensemble de la stratégie marketing d’une entreprise.

Les tendances et challenges du métier

Le développement à grande vitesse des données numériques et l’évolution rapide des outils constituent le défi majeur actuel pour les growth hackers. Ils impliquent de gérer des masses de données toujours plus importantes et d’innover perpétuellement.

Afin d’optimiser les résultats tout en limitant les coûts, il convient de s’adapter en permanence aux attentes des utilisateurs et aux nouvelles technologies arrivant sur le marché.

FAQ

Combien d’années d’étude après le bac faut-il pour devenir growth hacker ?

Si un Master (Bac +5) est en général conseillé, il est toutefois possible de se lancer avec une licence (Bac +3). Celle-ci doit se spécialiser dans le marketing, la communication digitale ou la gestion d’entreprise. Une formation continue est ensuite indispensable.

Quelle place occupe le growth hacker dans une équipe marketing ?

Sa place est centrale, puisqu’il est chargé de mettre en œuvre une stratégie innovante et mesurable pour stimuler la croissance rapide de l’entreprise. Il travaille en collaboration étroite avec le responsable marketing, les experts en acquisition, ainsi qu’avec différents spécialistes si nécessaires (consultant SEO, SEA, designer UX, etc.).

Quelle technique privilégie-t-il pour améliorer la visibilité de l’entreprise ?

Son travail est justement d’adapter la technique d’approche à la situation grâce à une étude des comportements, ainsi que des forces et des faiblesses de l’entreprise. Il peut donc privilégier le SEO, le SEA, le marketing viral, l’e-mailing, etc.

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