Dans un environnement numérique de plus en plus compétitif, le travail du growth hacker tend à devenir indispensable. Si son expertise était jusqu’à présent réservée aux startups et aux entreprises en phase de lancement, son rôle semble néanmoins s’étendre peu à peu. Trois tendances actuelles expliquent ce succès : la rapide dématérialisation de nombreuses activités, l’importance croissante du Web dans la réputation des sociétés et le développement exponentiel du nombre des entreprises dédiées au digital.
Se renseigner sur ce métier en pleine expansion paraît ainsi naturel pour toute entreprise souhaitant maintenir sa compétitivité, et pour tout travailleur désirant trouver un emploi d’avenir.
Le growth hacking vise à favoriser la croissance rapide d’une entreprise. Cette croissance passe par l’optimisation des conversions, l’expérimentation marketing et l’exploitation des canaux numériques. Le professionnel qui s’y emploie cherche à maximiser les résultats avec peu de moyens financiers, utilisant pour y parvenir des techniques innovantes.
Le growth hacker est un professionnel expert en stratégie digitale. Il cherche à identifier et à mettre en œuvre des solutions innovantes et adaptées à la situation de son entreprise afin de doper la croissance de celle-ci.
Il travaille essentiellement dans le domaine numérique à travers les différents canaux existants. Il se sert de ceux-ci pour promouvoir l’entreprise et ses produits. Il étudie en conséquence les besoins de l’entreprise, sa réputation et ses données clients, et il détermine une stratégie globale pour atteindre son objectif dans un temps court et avec des moyens financiers limités.
Il collabore étroitement avec plusieurs professionnels :
Son travail le rapproche par ailleurs d’autres spécialistes, comme le consultant SEO ou le consultant SEA.
Afin de réaliser ses objectifs, il remplit différentes tâches bien distinctes :
Ces différents domaines d’intervention impliquent des compétences variées et polyvalentes, les plus importantes étant :
En outre, il doit faire preuve de qualités personnelles :
Chacune des missions liées aux métiers du growth hacking suppose l’utilisation d’outils spécifiques. Il est ainsi indispensable de maîtriser les applications d’analyse de données telles que Google Analytics, Tag Manager, et Hotjar.
De la même façon, les growth hackers ont besoin quotidiennement des CMS (Content Management System) pour concevoir et gérer les sites web. Il peut s’agir de Wordpress, Webflow ou Shopify.
Les CRM (Customer Relationship Management) aident le professionnel à organiser ses relations clients. Les plus connus restent les logiciels Hubspot et Pipedrive.
L’automatisation des tâches et le scraping nécessitent également la connaissance d’outils dédiés, comme Automation et Zapier. Il est aussi indispensable de se servir d’outils de scraping pour automatiser l’extraction de données.
En outre, les actions plus spécifiques (emailing, SEO, SEA) disposent de leurs propres applications. Pour l'emailing, Lemlist, Mailjet ou Waalaxy permettent de concevoir, de programmer et d'analyser des campagnes. Pour le SEO, des solutions comme SEMrush, Ahrefs ou Google Search Console sont utilisées pour optimiser les mots-clés, surveiller la concurrence et analyser la performance des contenus. PAID ADS est une référence concernant le SEA et englobe plusieurs applications (Google Ads, Microsoft Advertising et Facebook Ads).
La connaissance des logiciels de design est également importante. Il est alors possible de se concentrer sur des produits comme Adobe Creative Cloud et Canva. Enfin, les outils de soft data tels que Typeform offrent des solutions intéressantes pour collecter des informations et mesurer l’engagement et la satisfaction des clients.
Le growth hacking, en raison de l’utilisation du digital comme univers principal, se prête particulièrement bien à la pratique freelance.
Il est alors possible de travailler à distance, depuis son domicile, en utilisant des logiciels dédiés pour communiquer avec ses clients. Les coûts d’investissement et de fonctionnement restent minimes et le revenu engendré par l’activité peut dépasser celle d’un salarié.
Si les grandes sociétés possèdent en général leur propre service dédié au growth hacking, les petites et moyennes entreprises ont plutôt tendance à avoir recours à des growth hackers indépendants.
C’est particulièrement le cas des startups qui cherchent à attirer rapidement des utilisateurs et des PME (Petites et Moyennes Entreprises) qui ont besoin d’une bonne visibilité en ligne. Les sociétés du secteur digital, les agences de marketing et les entreprises B2B ou B2C font également appel à ce type de service.
Pour débuter dans le métier, il est néanmoins conseillé de se tourner vers les plateformes consacrées au freelancing, notamment Freelance Informatique. De nombreuses entreprises à la recherche d’indépendants visitent ces sites pour trouver la perle rare.
La présence sur le Web, et notamment Linkedln, est bien sûr indispensable. Enfin, rien n’empêche le growth hacker d’utiliser les techniques de développement qu’il maîtrise pour accroître son portefeuille de clients.
Sa rémunération dépend de son expérience et de sa capacité à trouver des clients. Néanmoins, on estime le Taux Journalier Moyen (TJM) d’un growth hacker à 550 € environ.
Liberté, autonomie, sensation de se réaliser ou possibilité de choisir les projets : le statut d’indépendant présente bien des avantages, qui ont toutefois leur contrepartie. Le freelance est en effet soumis à une variation considérable de ses revenus en fonction des mois, une insécurité financière qui suppose une excellente organisation.
En outre, il doit faire preuve de constance et de rigueur dans son travail, les distractions étant parfois nombreuses dans l’environnement familial.
Il n’existe pas de formation de growth hacking diplômante. Pour s’intégrer dans le monde professionnel, il est toutefois recommandé de disposer d’un Master généraliste en marketing, informatique ou école de commerce.
Les growth hackers sont donc avant tout des autodidactes qui apprennent de leur propre expérience. Néanmoins, des formations en ligne de quelques heures permettent de se familiariser avec les concepts clés et les outils (dispensées par l’Emlyon Business School, par exemple).
Le salaire annuel d’un salarié débutant tourne autour de 32 000 €, tandis que celui d’un freelance se rapproche plutôt des 38 000 €. Un professionnel expérimenté peut espérer gagner aux alentours de 65 000 € par an.
Il travaille principalement dans les secteurs suivants :
Plusieurs métiers se rapprochent de celui de growth hacker, tels que le traffic manager , le responsable acquisition et le SEM Manager.
Après quelques années en tant que growth hacker, un salarié peut espérer obtenir les postes suivants :
Le développement à grande vitesse des données numériques et l’évolution rapide des outils constituent le défi majeur actuel pour les growth hackers. Ils impliquent de gérer des masses de données toujours plus importantes et d’innover perpétuellement.
Afin d’optimiser les résultats tout en limitant les coûts, il convient de s’adapter en permanence aux attentes des utilisateurs et aux nouvelles technologies arrivant sur le marché.
Si un Master (Bac +5) est en général conseillé, il est toutefois possible de se lancer avec une licence (Bac +3). Celle-ci doit se spécialiser dans le marketing, la communication digitale ou la gestion d’entreprise. Une formation continue est ensuite indispensable.
Sa place est centrale, puisqu’il est chargé de mettre en œuvre une stratégie innovante et mesurable pour stimuler la croissance rapide de l’entreprise. Il travaille en collaboration étroite avec le responsable marketing, les experts en acquisition, ainsi qu’avec différents spécialistes si nécessaires (consultant SEO, SEA, designer UX, etc.).
Son travail est justement d’adapter la technique d’approche à la situation grâce à une étude des comportements, ainsi que des forces et des faiblesses de l’entreprise. Il peut donc privilégier le SEO, le SEA, le marketing viral, l’e-mailing, etc.